Enjeux

Les enjeux du développement durable

L’humanité consomme de plus en plus de ressources naturelles pour répondre à ses besoins grandissants, avec des conséquences préoccupantes :

  • Le monde consomme presque trois fois plus d’énergie qu’il y a 40 ans, or 80 % de cette énergie est fournie en brûlant du pétrole, du charbon et du gaz. Cette situation pose aujourd’hui deux soucis majeurs : d’une part, la combustion d’énergie pollue et réchauffe l’atmosphère à grande échelle. D’autre part, cette combustion repose sur des ressources naturelles limitées. Il faudra des millions d’années pour reconstituer les ressources que nous consommons en quelques années.
  • Pour subvenir à ses besoins, l’humanité prélève une part croissante des ressources naturelles de la planète, au point que celles-ci peinent à se renouveler : les sols tendent à s’appauvrir, les forêts reculent, les réservoirs d’eau potable s’assèchent et la nature perd en diversité biologique.
  • La hausse de la consommation a conduit à une production mondiale de déchets 1,5 fois supérieure à ce qu’elle était il y a 20 ans, et seulement 10% sont aujourd’hui recyclés. Ces déchets posent ainsi à la fois des problèmes de stockage et de pollution sur l’environnement.

A côté de ce constat, l’humanité est certes trois fois plus riche qu’il y a 40 ans, mais des problèmes importants persistent :

  • Plus d'un milliard de personnes vivent encore en-dessous du seuil de pauvreté mondial, c’est-à-dire 1,25 $ par jour.
  • L’alimentation est un sujet de préoccupation au Sud comme au Nord : près d’un milliard de personnes souffrent aujourd’hui de sous-nutrition, tandis que dans les pays les plus riches les modes d’alimentation deviennent une source importante de maladies cardio-vasculaires.
  • Les évolutions démographiques et sociales de la planète conduisent à augmenter la rapidité de diffusion des maladies infectieuses, et donc leur impact. 33 millions de personnes sont par exemple séropositives dans le monde, dont 90% ne savent pas qu’elles sont infectées.
  • Enfin, les écarts de développement ont mis en évidence l’enjeu de l’éducation. Une éducation qui doit souvent être renforcée à la base, quand on sait que dans des dizaines de pays plus d’une personne sur deux souffre d’analphabétisme.

Face à ces enjeux, tous les acteurs de la société peuvent être moteurs de changement.


La responsabilité des entreprises

Une entreprise, en particulier, peut être une force de transformation pour le monde à partir du moment où elle assume ses responsabilités vis-à-vis de ses parties prenantes, c’est-à-dire des différents groupes qui sont de directement ou indirectement liés à elles.

Le Pacte mondial des Nations unies, lancé en 1999, fait partie des toutes premières démarches qui ont engagé les entreprises à exercer cette responsabilité. Celle-ci peut se manifester à différents niveaux :

  • La gouvernance : ouverte et transparente, l’entreprise peut instaurer des stratégies gagnantes qui prennent en compte les intérêts de toutes les parties prenantes (communautés locales, investisseurs, fournisseurs…)
  • Les ressources humaines : lorsqu’une entreprise s’engage sur la formation de ses employés et la promotion de la diversité, elle fait avancer l’éducation et l’intégration sociale à son niveau.
  • Les achats : à travers une politique d’achats responsables, une entreprise peut aider au développement des petits producteurs locaux comme à celui des filières globales telles que le bio ou le commerce équitable*.
  • La communication : à travers la sensibilisation de ses employés et de ses clients, une entreprise peut faire avancer des grandes causes comme par exemple la lutte contre le sida ou contre la déforestation.
  • Les opérations : à travers des projets d’envergure, une entreprise peut aider à la diffusion de nouvelles pratiques telles que le tri sélectif des déchets, et à la promotion de nouvelles technologies comme l’énergie solaire.

Les possibilités d’actions sont donc nombreuses. Chacun peut trouver les moyens d’apporter sa propre contribution.


Le rôle des métiers du voyage


L’hôtellerie a un rôle clé à jouer dans le développement durable. En effet, chaque hôtel est confronté à son niveau aux problématiques actuelles de l’environnement : chauffage du bâtiment, consommation de l’eau, gestion des déchets ménagers (clients) et industriels (blanchisserie, restauration), préservation du site… L’hôtel est donc un vrai terrain où explorer de nouvelles techniques et de nouvelles manières de vivre.

En outre, un groupe hôtelier est littéralement implanté aux quatre coins du globe : dans les centres-villes et dans les banlieues, dans les métropoles et dans les campagnes, à la montagne et le long des côtes, des régions les plus modernes aux contrées les plus reculées... Cette infinie variété des lieux fait du secteur hôtelier le témoin direct et privilégié des grandes problématiques mondiales, comme le développement économique, la lutte contre les maladies ou encore l’alphabétisation.

Enfin, les hôtels voient passer le monde entier entre leurs murs. Ils représentent donc un outil unique de sensibilisation auprès du grand public, que ce soit sur des thèmes de société ou sur des nouvelles pratiques vis-à-vis de l’environnement.


Et Accor ?

Accor, premier opérateur hôtelier mondial et leader en Europe, est présent dans 90 pays. Avec 145 000 collaborateurs, le Groupe construit chaque jour une vision forte du développement durable grâce à l’expérience de ses collaborateurs et de ses clients du monde entier.

Ce positionnement unique aide sans doute à expliquer l’engagement précurseur de Accor : dès 1974, les dirigeants du groupe qualifiaient l’environnement de "matière première du tourisme". Vingt ans plus tard, en 1994, Accor devenait l’une des premières grandes entreprises françaises à se doter d’une direction environnement.

Depuis, Accor a eu le temps d’accumuler une large expérience sur le sujet. Un département a d’ailleurs été spécifiquement créé en 2002, afin de structurer et d’animer cette expérience. Aujourd’hui, le développement durable s’articule chez Accor autour de quelques idées fortes :

  • le développement durable ne se limite pas à l’environnement, mais comprend également tout les champs des engagements en faveur de l’homme (développement local, lutte contre les épidémies, protection des enfants face au tourisme sexuel).
  • un groupe tel que Accor gagne à capitaliser sur sa force de mobilisation. A travers son large réseau d’hôtels et d’activités dans le monde, Accor a en effet la capacité de rallier un nombre important de partenaires autour de projets communs.
  • enfin, la communication du développement durable doit se concentrer sur des actions concrètes, en restant rigoureuse et transparente sur les résultats atteints.

Historique de l’engagement Accor

1994
Création d’une direction environnement du Groupe.

1998
Lancement de la charte environnement de l’hôtelier, qui recommande 15 actions à mener au niveau de chaque hôtel.

2001
Partenariat avec l’association ECPAT, qui lutte contre l’exploitation sexuelle de enfants dans le monde.

2002
Création de la direction développement durable du Groupe, traitant les sujets environnementaux et sociétaux.

2003
Adhésion au Pacte mondial de l’ONU.
Lancement de la charte achats durables.
Introduction d’une offre de café équitable dans les hôtels Sofitel en France.
            
2005

Mise à jour de la charte environnement de l’hôtelier, qui préconise désormais 65 actions.
Création de OPEN, un outil intranet qui permet à chaque hôtelier de faire remonter ses consommations d’eau et d’énergie, ainsi que les actions de la charte qu’il met en place.
           
2006

Lancement du programme "Earth Guest", qui structure les actions menées en matière de responsabilité sociétale et environnementale autour de huit priorités
Ouverture du Novotel Montparnasse à Paris, premier hôtel construit selon les standards HQE® en France.
Conclusion d’un partenariat avec la GBC, Coalition Mondiale des Entreprises contre le sida, la tuberculose et le paludisme.
            
2007
Première édition "d’Earth Guest day", la journée mondiale des collaborateurs Accor pour le développement durable.
Début du projet "100 hôtels solaires", qui vise à diffuser la technologie solaire thermique dans l’hôtellerie.
Lancement de "ACT-HIV", programme de prévention et de sensibilisation contre le VIH/SIDA.

2008

Début du projet "Plant for the Planet", qui vise à planter 3 millions d’arbres d’ici 2012 grâce aux économies générées par des écopratiques.